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Rémi Bernard

Délégué général

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Pour faire un court métrage, il faut quoi ? Une caméra, de la lumière, des techniciens, du son ? Quoi d’autre ? Un scénario, des acteurs, des costumes, des décors, de la musique ? Des ordinateurs, des effets spéciaux, des 3D-istes, des 2D-istes ? Des partenaires, des institutions, des dossiers, des subventions, de l’argent, des sandwiches ? Bien entendu il faut tout ça, et même plus encore…
Mais tout ça ne serait rien sans le moteur.
Sans l’envie, le rêve, la passion ?… Et même sans tous les autres moteurs, parfois moins avouables… L’ego, l’ambition, les paillettes… Et encore aussi sans quelques gros mots aujourd’hui imprononçables tels que “talent”, “amour”, “déraison” !
C’est à cet endroit-là que, comme n’importe quel autre art, le cinéma, et a fortiori le court métrage, reste rétif à toute analyse, à toute quantification et à toute statistique. Sauf celle de faire le constat qu’il veut vivre, et qu’il vit, pas toujours bien certes, mais partout. Envers et contre tout.
C’est cette source vive, ce jaillissement désordonné et talentueux, en France et à travers le monde, que nous nous employons à révéler, à accompagner, et à faire découvrir.
Dans cette modeste ambition, en plus des fidèles, beaucoup de nouveaux amis et partenaires ont rejoint le festival cette année. Grâce à eux tous, que nous remercions chaleureusement, et grâce à une équipe formidablement dévouée, nous avons mis les bouchées doubles : plus de séances, plus de films, plus de convivialité, plus d’événements et de rencontres…
Paris Courts Devant se veut plus que jamais un lieu de découvertes, de croisements de projets et de talents, d’éclosion de tous les cinémas.
Bon festival, et au plaisir de se croiser dans les salles… •